On passera un très bon moment tous ensembles, jusqu’à ce que nos chemins se séparent, les Mochillas redescendant vers Santiago et nous autres partant avec nos trois véhicules, en convoi, vers le Sud Lipez bolivien. Bonne route à vous les Mochillas, on a vraiment apprécié cette rencontre et on en espère encore d’autres sur votre chemin du retour.
On entame alors les passages en douane, sortie du Chili et entrée quelques 90 km plus loin, et plus haut, en Bolivie.
Plaine aride, vaste étendue de sable, piste qui devient vite du hors-piste, le Sud Lipez s’ouvre à nous, tout en beauté. On est face à un véritable spectacle permanent, de la Laguna Verde aux sommets andins qui s’élèvent face à nous, une beauté à couper le souffle, et ce n’est pas peu dire, étant passés de 2600 mètres d’altitude à 4600m, le souffle devient vite court.
On s’en met plein les yeux, on admire, on savoure. Puis on décide de bivouaquer après un plongeon apéritif, pour certains, dans une source d’eau chaude au bord d’une lagune pleine de flamand roses.
On attendra jusqu’à 13 heures pour se décider à reprendre la route et avancer afin de pouvoir redescendre un peu en altitude, seule solution qui nous reste afin d’aller un peu mieux.
Les autres décident de rester, on se sépare donc en se donnant rendez-vous à plus tard.
Tout cela ne nous empêchera pas d’admirer le paysage qui nous entoure, sauvage et aride, la merveilleuse Laguna Colorada, l’arbre de pierre, les étendues à pertes de vues, jusqu’à arriver à San Cristobal, petit village minier isolé où nous passerons une bonne nuit réparatrice à 3 800 mètres d’altitude. Aux premières lueurs du jour, première rencontre avec les Boliviens, les mamitas à nattes, les cholitas à jupe plissée, la pauvreté, les champs de quinoa, les lamas.

Le dépaysement est total. C’est la première fois que la différence culturelle est si forte depuis nos sept mois passés en Amérique du Sud. Nous sommes sous le charme.
Nous reprenons ensuite le dernier tronçon du Lipez jusqu’à Uyuni et y visiterons le cimetière des trains ainsi que son célèbre salar, sous eau après la saison des pluies mais empli de reflets et de magie.
Nous ne pourrons pas le traverser mais nous pourrons nous y avancer sur une quinzaine de kilomètres et nous y balader, nous imprégnant de son atmosphère mystique et envoutante. Rendez-vous est pris avec lui au mois de mai, sur notre passage du retour, pour retenter sa traversée.
On poursuit la route jusqu’à Potosi, ville la plus haute du monde, perchée à 4100m d’altitude. Ville minière par excellence, née du feu allumé par un vieil inca qui vit jaillir de sous les cendres une rivière d’argent. Nous allons adorer cette ville et nous y balader durant trois jours au long de ses ruelles colorées et sous ses nombreux clochers.
| Bon anniversaire Phil ! |
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| Le plus des P18 |


1 commentaire:
waaaw les paysages magnifiques !! et j'adore les dessins des petits; le navimag de Jeanne, le refuge de Tricahue de Blanche et les defender et les oiseaux de Loulou. c'est beau, beau, beau, comme le printemps ! :)
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